Voitures électriques : faudra t-il de nouvelles centrales nucléaires pour les alimenter ?

Publié le : 10 décembre 20213 mins de lecture

C’est une vieille idée fausse, souvent répandue sur les réseaux sociaux, que les moteurs électriques saturent le réseau électrique. Lorsque des millions de voitures arrivent sur le marché, de nombreuses personnes pensent que les moteurs électriques détruiront la capacité à produire de l’électricité. Recherche sur la destruction toxique.

Une étude anéantit l’intox

En 2017, RTE a analysé l’impact de l’électrification d’une grande flotte, qui s’est améliorée en 2019. Jusqu’en 2035, l’entreprise a exposé plusieurs scénarios, avec deux modifications de la flotte actuelle d’environ 40 millions de véhicules : moyenne : 11,7 millions de véhicules rechargeables (30 % au total), dont 4,7 millions de véhicules hybrides rechargeables, plus de 112 000 véhicules utilitaires légers ; secondaire : 15,6 millions de moteurs rechargeables (40 % du total), dont 3,4 millions hybrides rechargeables, plus de 156 000 véhicules utilitaires légers. La demande énergétique annuelle sera respectivement de 29 et 40 TWh/an dans deux scénarios principaux : « Crescendo » (charge non contrôlée) et Opera (régulé). Faites attention, il y a des gens qui prennent ce chiffre grossièrement et ne l’associent qu’à la consommation « dans un pays comme le Danemark ou la Normandie ».

Tout le monde n’est pas surchargé en même temps

 Et si ces voitures étaient chargées en même temps ? Dans le cas de la borne de recharge automatique, la consommation actuelle passe de 2,2 à 3,6 GW pendant la pointe hivernale. Cette prémisse est extrême, car il serait illogique de penser que toutes les machines sont connectées en même temps. Toutes les voitures ne sont pas simultanément en état d’utilisation tous les jours. Et même pour une utilité quotidienne, cela ne compte pas comme un forfait journalier. Aussi, RTE est dotée d’une borne de recharge « systématique » à 85 % dans son pire scénario, et non à 100 %. Selon le rapport, le kilométrage moyen est « d’environ 35 à 40 km par jour », donc la batterie « peut prendre le montant d’un voyage en une semaine ». 28 % des voitures ne sont pas en marche en semaine et 50 % le week-end.

Énergie verte et moins de consommation

Ces domaines seront orientés vers l’efficacité énergétique et notamment les bâtiments les plus exigeants. Grâce à une isolation performante et à une rénovation de masse, la consommation d’énergie de chauffage est fortement réduite. RTE assure :  » La consommation automobile sera toujours inférieure à celle des radiateurs électriques existants, qui marquent 28 % de la consommation résidentielle de 158,5 TWh ». Les appareils électroménagers sont également moins exigeants. La croissance du travail à distance augmentera aussi considérablement la demande d’emplois professionnels. L’augmentation de la demande de véhicules électriques compensera ainsi la baisse de la consommation. En fait, il n’est pas nécessaire d’avoir de nouvelles usines. Preuve en est la consommation en France de 513 TWh en 2010, 478 TWh en 2018 et 474 TWh en 2019.

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